La femelle du chevreuil porte un nom précis : la chevrette. Beaucoup de personnes disent « biche » par erreur. Pourtant, la biche est la femelle du cerf. Ce guide fait le point sur les différences entre ces mammifères et sur la vie de la chevrette.
Femelle du chevreuil : le vrai nom à connaître
Dans la grande famille des animaux sauvages, chaque espèce possède son vocabulaire. Le mâle du chevreuil s’appelle le brocard. Sa femelle, elle, est nommée la chevrette. Ce terme est reconnu par les naturalistes et les spécialistes de la forêt.
Le mot « chevrette » prête parfois à confusion. Il désigne aussi une petite chèvre ou une crevette d’eau douce. Dans le langage courant, on l’utilise surtout pour la femelle du chevreuil. C’est le terme exact et précis.
Le petit du chevreuil s’appelle le faon jusqu’à six mois. Ensuite, il devient un chevrillard jusqu’à un an. Passé cet âge, on distingue clairement le mâle et la femelle. C’est aussi la période de leur maturité sexuelle.
Différence avec la biche, femelle du cerf
La confusion est fréquente. La biche est la femelle du cerf élaphe, une espèce beaucoup plus grande. La chevrette ne pèse que 15 à 25 kilos, tandis qu’une biche peut atteindre 130 kilos. Leur silhouette ne trompe pas un œil aguerri.
| Caractéristique | Chevrette | Biche |
|---|---|---|
| Taille au garrot | 60 à 80 cm | Plus d’un mètre |
| Poids | 15 à 25 kg | 80 à 130 kg |
| Silhouette | Fine et compacte | Imposante et massive |
| Tache blanche arrière-train | En forme de cœur | Absente ou peu visible |
| Vitesse de pointe | Jusqu’à 100 km/h | 65 à 70 km/h |
La biche vit plutôt en harde, alors que la chevrette reste souvent solitaire ou en petits groupes familiaux. Ces deux cervidés partagent les mêmes forêts, mais leur mode de vie diffère.
Reconnaître la chevrette dans son environnement
La chevrette se distingue du mâle par son absence de bois. Attention, ce n’est pas un signe fiable toute l’année. Le brocard perd ses bois en automne et les retrouve au printemps. Il faut donc observer d’autres indices.
Le miroir est un bon repère. Cette tache blanche située sur l’arrière-train a une forme de cœur chez la femelle. Chez le mâle, elle ressemble davantage à un haricot sec. C’est un détail visible lors d’une observation aux jumelles.
La chevrette possède une tête triangulaire et de longues pattes fines. Son corps compact lui permet de bondir jusqu’à deux mètres de hauteur. Elle court très vite pour échapper à ses prédateurs ou à la chasse.
Un mode de vie discret et adapté
Comme le chevreuil, la chevrette est active surtout à l’aube et au crépuscule. Elle se nourrit de jeunes pousses, de feuilles, de champignons et de petits fruits. Son régime varie selon les saisons et les ressources de la forêt.
Ce mammifère fréquente les prairies, les bocages et les lisières. On le trouve en Europe et en Asie mineure. Il peut vivre une quinzaine d’années en théorie, mais sa durée de vie réelle est souvent réduite par les collisions et les activités humaines.
La reproduction chez la chevrette : une particularité rare
La chevrette possède une particularité étonnante : la diapause embryonnaire. Après l’accouplement en été, l’embryon ne se développe pas immédiatement. Il reste en dormance dans l’utérus pendant plusieurs mois.
Cette pause permet à la femelle d’économiser son énergie pendant la saison froide. Le développement reprend en janvier. Les naissances ont lieu en mai ou juin, quand les températures sont douces et la nourriture abondante. C’est le seul ongulé européen à procéder ainsi.
Des naissances synchronisées et des petits protégés
Les chevrettes d’un même territoire mettent bas souvent en même temps. Cette synchronie augmente les chances de survie des faons. La mère donne naissance à un ou deux petits en général.
Durant leurs premières semaines, les faons restent cachés dans la végétation. Leur pelage tacheté les rend presque invisibles. La mère ne s’éloigne que pour se nourrir et revient rapidement pour l’allaitement. Le sevrage intervient entre deux et trois mois.
Le mâle ne participe pas à l’éducation des petits. La chevrette assume seule cette responsabilité. Elle reste vigilante face aux dangers, qu’il s’agisse des prédateurs naturels ou des activités humaines. Sa discrétion est sa meilleure protection.
Connaître le nom exact de la femelle du chevreuil permet d’observer ces animaux avec plus de justesse. La chevrette, avec sa taille modeste et ses habitudes discrètes, mérite qu’on la distingue de la biche. prochaine promenade en forêt, ouvrez l’œil : vous saurez désormais qui se cache derrière ce regard vif.

Eva Besson écrit sur la santé du quotidien, la nutrition et les routines qui tiennent dans la vraie vie. Elle aime traduire les sujets complexes en repères utiles, sans alarmisme.